Vous savez, ce moment où vous êtes dans le métro, un peu fatigué, à scroller sans but… et où une petite voix vous dit : “Je pourrais faire autre chose de ce temps-là.” C’est exactement là que tout a commencé pour Alex Guyot.
Quelques années plus tard, il dirige une école en ligne, forme des milliers d’élèves et vit entre la France et la Chine. Sans plan B.
Alors, simple coup de chance… ou vraie stratégie ? On va décortiquer ça ensemble.
Transformer du temps perdu en opportunité
Au départ, Alex ne cherche pas à créer une entreprise. Il veut juste mieux utiliser ses trois heures quotidiennes de transport à Paris.
Son idée est simple : apprendre quelque chose.
Il hésite entre programmer et apprendre une langue. Problème : coder dans le métro, ce n’est pas idéal. Il choisit donc une langue.
Ce sera le chinois.
Pas par passion particulière au départ. Juste parce qu’il rencontre des natifs dans des cafés linguistiques. Et parce que… il y avait de la place à leur table.
Comme quoi, les grandes décisions tiennent parfois à peu de choses.
Le chinois : moins compliqué qu’on ne le pense
On entend souvent que le chinois est “la langue la plus difficile du monde”. Alex pensait pareil.
Puis il commence à apprendre.
Et il réalise quelque chose d’important : ce n’est pas la langue qui est difficile, ce sont les méthodes.
À l’école, on privilégie souvent la répétition brute. Copier des caractères, encore et encore. Pas très motivant.
Lui adopte une autre approche :
- il décompose les caractères comme des “briques de Lego”
- il utilise des moyens mnémotechniques
- il pratique régulièrement avec des natifs
- il apprend un peu chaque jour
Résultat : il progresse vite. Et surtout, il prend du plaisir.
C’est un point clé. Si vous aimez le processus, vous tenez dans la durée.
Le déclic : partir en Chine
Après quelques mois, Alex sent qu’il tient quelque chose. Il apprend tous les jours, il progresse… et il s’ennuie toujours dans son job.
Il décide alors de partir en Chine.
Sans plan précis. Mais avec une idée simple : apprendre sur place.
Il a 27 ans, quelques économies et peu d’attaches. Le risque est donc mesuré.
Sur place, tout s’accélère. Il s’immerge complètement, découvre la culture, voyage, rencontre du monde.
Ce qui devait être une parenthèse d’un an devient une aventure de presque dix ans.
Le passage à l’entrepreneuriat
À Shanghai, Alex trouve un travail confortable. Mais une envie persiste : créer son propre projet.
Il découvre la création de contenu. À l’époque, le format dominant est le blog.
Il se lance.
Et là, surprise : il adore ça. Il peut écrire pendant des heures sans voir le temps passer. Ce fameux état de “flow”.
Rapidement, il prend une décision radicale : il quitte son job.
Sans plan B.
Quitter son job sans plan B : bonne ou mauvaise idée ?
Alex est très clair sur ce point : ce n’est pas forcément une bonne idée.
Dans son cas, ça a fonctionné. Mais cela crée une pression énorme.
Dès le premier jour, vous devez générer des revenus.
Et au début… il n’y en a pas.
La fameuse traversée du désert
Pendant presque deux ans, Alex construit son projet dans l’ombre.
Il crée du contenu. Beaucoup de contenu.
- des articles de blog
- un podcast
- des vidéos YouTube
Mais les résultats sont lents.
Très lents.
En parallèle, il devient père. Autant dire que le timing est… sportif.
Il travaille dès qu’il peut. Parfois la nuit, parfois entre deux moments avec son enfant.
Ce n’est pas glamour. Mais c’est souvent comme ça au début.
Le tournant inattendu : le Covid
Puis arrive le Covid.
Et là, tout change.
Les gens se retrouvent chez eux avec du temps libre. Ils cherchent à apprendre, à se former.
Les écoles ferment. Les solutions en ligne explosent.
Alex, qui vient justement de lancer son école, voit affluer les élèves.
Son activité décolle.
Attention : ce n’est pas un “succès du jour au lendemain”. C’est le résultat de deux ans de travail invisible.
Construire un business solide
Aujourd’hui, son modèle est bien structuré.
Il ne vend pas directement. Il accompagne progressivement ses élèves :
- contenu gratuit (articles, vidéos)
- initiation gratuite
- formations payantes
- accompagnement avec professeurs
C’est un parcours logique. Et surtout rassurant pour l’utilisateur.
Concrètement, vous ne sortez pas la carte bancaire dès la première visite.
Les 3 types de contenu à maîtriser
C’est probablement l’un des points les plus intéressants de son approche.
Alex distingue trois types de contenu :
1. Le contenu gratuit
C’est celui qui attire l’audience. SEO, réseaux sociaux, YouTube.
2. Le contenu payant
Celui qui génère du revenu. Formations, coaching, produits.
3. Le contenu privé
Souvent négligé. Pourtant essentiel.
C’est lui qui crée le lien :
- emails
- newsletters
- échanges directs
En pratique, beaucoup de créateurs échouent car ils négligent ce troisième pilier.
Le SEO : une stratégie patiente mais puissante
Alex génère l’essentiel de son trafic via le SEO.
Sa méthode est simple (et rafraîchissante) :
- écrire pour les humains, pas pour Google
- répondre directement aux questions
- éviter de copier les concurrents
- apporter un angle différent
Il insiste sur un point : le SEO est lent.
Il a attendu un an et demi avant de voir ses premiers résultats.
Mais aujourd’hui, ce trafic est stable et régulier.
Trouver une idée de business (sans se prendre la tête)
Beaucoup de personnes bloquent ici.
Alex propose une approche pragmatique :
Ne cherchez pas l’idée parfaite. Prenez la moins mauvaise et lancez-vous.
L’idée évoluera avec le temps. Ce qui compte, c’est de commencer.
Une audience engagée plutôt qu’une grosse audience
Alex a fait un choix intéressant : privilégier la qualité à la quantité.
Il préfère 10 000 personnes engagées que 100 000 passives.
Pour cela, il mise beaucoup sur l’email.
Il échange régulièrement avec ses abonnés, comprend leurs besoins, récupère leurs mots.
Résultat : son contenu est plus pertinent.
Et ça fait toute la différence.
La liberté comme objectif final
Au fond, Alex ne cherchait pas seulement à gagner de l’argent.
Il voulait être libre.
Aujourd’hui, il organise ses journées comme il le souhaite :
- travail le matin
- temps libre l’après-midi
- moments en famille
Il a même choisi de rester solo pour éviter les contraintes du management.
Un choix assumé.
Ce qu’il faut retenir
Si vous deviez garder quelques idées de ce parcours :
- utilisez votre temps libre intelligemment
- lancez-vous sans attendre la perfection
- acceptez les périodes difficiles
- pensez long terme (surtout en SEO)
- créez du lien avec votre audience
- privilégiez la liberté à la croissance à tout prix
Alors, faut-il quitter son job sans plan B ?
Tout dépend de vous.
Cette stratégie peut fonctionner. Mais elle reste risquée.
Une approche plus douce consiste à lancer votre projet en parallèle. Tester, ajuster, apprendre.
Puis sauter… quand vous êtes prêt.
Conclusion
Le parcours d’Alex Guyot montre une chose simple : une décision prise dans un métro peut changer une vie.
Pas du jour au lendemain. Mais avec du temps, de la constance et une bonne dose de persévérance.
Et vous, quel petit pas pourriez-vous faire aujourd’hui ?


