Et si votre compétence en SEO devenait bien plus qu’un simple levier d’acquisition ?
Et si elle vous ouvrait la porte du rachat d’entreprises, de la croissance externe et d’un vrai écosystème business ?
C’est exactement ce que réalise Matthieu Verne.
Entrepreneur du web depuis la fin des années 90, il a transformé une passion pour le référencement naturel en plusieurs activités rentables : freelance, e-commerce, organisme de formation, business de défibrillateurs et rachat du média Les Makers.
Dans cet article, vous allez :
- tirer des conseils concrets pour votre propre projet.
- découvrir son parcours d’entrepreneur web ;
- comprendre sa vision moderne du SEO ;
- voir comment il analyse une entreprise avant de l’acheter ;
- tirer des conseils concrets pour votre propre projet.
Qui est Matthieu Verne ?
Matthieu découvre le web en 1999.
Il a alors 14 ou 15 ans, pas de CMS, pas de WordPress, seulement Dreamweaver et du code HTML très basique.
Il crée ses premiers sites à la main.
Les pages sont moches, reconnaît-il volontiers, mais il développe déjà une vraie obsession : comment attirer du trafic.
Très vite, il comprend une chose simple :
Plus un site attire de visiteurs, plus les opportunités business explosent.
Il teste alors beaucoup d’idées :
- sites de blagues ;
- site de fan sur une actrice américaine ;
- petits projets d’affiliation ;
- paris sportifs, poker en ligne, etc.
En parallèle, il lance déjà de mini business d’import-export :
- achat de CD vierges en Allemagne, revente en France ;
- coques de Nokia 3210 achetées en gros, revendues à l’unité.
Le point commun de tout cela : le SEO.
Pour chaque projet, il se demande : “Comment faire pour que mon site soit visible sur Google ?”
Il continue pourtant ses études.
Il obtient un master en marketing à Clermont-Ferrand.
À la fin, il refuse la voie classique “Paris, métro, boulot, dodo” et choisit le freelancing.
En 2009, après dix ans d’expérimentations personnelles, il devient freelance en référencement naturel.
Le SEO comme arme de prédilection
Pendant longtemps, Matthieu décrit le SEO comme son arme de prédilection.
Cette compétence lui permet :
- d’apporter du trafic qualifié ;
- de faire grandir des business clients ;
- de lancer ses propres projets.
Une première claque : Panda et Pingouin
En 2011-2012 arrivent les mises à jour Google Panda et Penguin.
Pour beaucoup de référenceurs, c’est un choc.
Du jour au lendemain, les positions chutent.
Les indicateurs virent au rouge.
Les pratiques “trop agressives” sont sanctionnées, notamment les liens artificiels.
Matthieu vit cette période comme un vrai traumatisme.
Pendant plusieurs mois, il doute de ses compétences.
Il doit revenir aux fondamentaux : refaire des tests, analyser, réapprendre le référencement.
Cette phase lui rappelle une vérité importante : vous ne contrôlez pas Google, seulement votre façon de travailler.
Deuxième tournant : l’IA et les nouveaux usages
Aujourd’hui, le SEO change à nouveau.
Les LLM, l’IA générative et les nouveaux comportements post-Covid rebattent les cartes.
On ne sait pas encore exactement comment se “référencer” dans les réponses d’une IA.
Le débat sur la mort de Google revient régulièrement.
Pour Matthieu, Google ne va pas disparaître, mais :
- il ne faut plus dépendre d’un seul canal ;
- il faut penser marketing digital global, pas seulement SEO.
Malgré tout, il reste attaché aux quatre piliers historiques :
- Stratégie
- Technique
- Contenu
- Popularité (backlinks, notoriété, signaux externes)
Ces piliers évoluent, mais leur logique reste solide sur le long terme.
Le 20/80 du SEO pour quelqu’un qui débute
Vous voulez lancer un site, un blog ou un projet en ligne.
Vous êtes seul et vous n’avez pas un temps illimité.
Quelles actions prioriser ?
Avoir une vision globale, même sans être expert
Selon Matthieu, vous devez comprendre les quatre piliers, même si vous ne les maîtrisez pas tous parfaitement.
Sinon, votre stratégie ressemble à une chaise bancale.
Vous n’avez pas besoin d’être développeur senior.
Vous devez surtout :
- savoir choisir vos mots-clés ;
- comprendre les intentions de recherche ;
- structurer vos contenus ;
- vérifier quelques points techniques simples.
Focus sur stratégie et contenu
Si vous démarrez seul, concentrez votre énergie sur :
- La stratégie de mots-clés. Qui voulez-vous aider ? Que tapent ces personnes dans Google ? Quels problèmes cherchent-elles à résoudre ?
- Le contenu orienté lecteur. Vous devez écrire pour des humains, pas pour un robot. Mais vous devez aider Google à comprendre vos pages : titres, sous-titres, balises, maillage interne.
L’erreur classique : faire du contenu uniquement pour les internautes, sans optimisation.
Dans ce cas, Google ne comprend pas votre site et vous restez invisible.
L’autre extrême : écrire uniquement pour l’algorithme, au détriment du lecteur.
Vous ne créez alors ni confiance ni marque.
Technique et popularité : à ne pas négliger
Sur un petit site WordPress simple, la technique ne doit plus vous terroriser.
Quelques bases suffisent :
- structure claire ;
- URL propres ;
- images optimisées ;
- temps de chargement correct.
Côté popularité, tout ne se résume pas aux backlinks.
Mais des liens pertinents, des mentions, des partenariats éditoriaux font une vraie différence sur la durée.
Du freelance au e-commerce, puis au rachat d’entreprises
Le SEO ouvre ensuite à Matthieu des opportunités inattendues.
Le e-commerce de déguisements
Il accompagne un client dans le secteur du déguisement.
Grâce au référencement, le trafic explose, ainsi que le chiffre d’affaires.
Résultat paradoxal : le client embauche un profil SEO en interne et met fin à la mission. Frustration totale.
Matthieu se dit alors : “Je sais que ce marché fonctionne, je vais lancer ma propre boutique.”
Problème : le stock dans ce secteur coûte très cher.
Il trouve finalement un fournisseur français en dropshipping.
Il peut alors se concentrer sur :
- le site ;
- le SEO ;
- le SEA ;
- le copywriting ;
- l’optimisation de l’expérience utilisateur.
Il garde ce business de déguisements pendant huit ans, puis le revend.
Les défibrillateurs : un business très différent
Autre étape : le rachat d’une entreprise de défibrillateurs, Défibrillateur Center.
À première vue, aucun lien avec le SEO.
En réalité, tout part d’un client de longue date.
Matthieu l’accompagne en référencement pendant une dizaine d’années.
Le dirigeant part à la retraite et cherche un repreneur.
Le timing est parfait.
Le modèle est plus classique :
- clientèle B2B et collectivités, surtout les mairies ;
- vente et location de défibrillateurs ;
- contrats de maintenance récurrents, comme pour les extincteurs.
Matthieu n’est pas dans l’opérationnel.
Une équipe salariée gère le terrain, la relation client, la maintenance.
Lui apporte plutôt :
- marketing digital ;
- vision stratégique ;
- structuration du business.
Le rachat du média Les Makers
Plus récemment, il rachète Les Makers, un média en ligne centré sur l’entrepreneuriat web et l’affiliation.
Le modèle économique repose sur :
- des listes d’outils ;
- des sélections de formations ;
- des liens d’affiliation.
Les Makers s’intègrent dans un écosystème plus large avec ReferenSEO, son organisme de formation.
Matthieu peut :
- utiliser son expertise SEO pour renforcer le trafic du site ;
- proposer ses propres formations à une audience déjà ciblée ;
- développer d’autres sources de revenus sur le même thème.
Comment il analyse une entreprise avant de l’acheter
Le rachat d’une entreprise ne se fait pas à la légère.
Matthieu parle de due diligence, un processus d’analyse en plusieurs étapes.
Première phase : filtrer les opportunités
Au départ, les informations sont limitées.
Le vendeur ne sait pas si l’acheteur est sérieux.
Il garde donc ses données sensibles.
Vous obtenez alors :
- le chiffre d’affaires ;
- la marge globale ;
- un aperçu du fonctionnement.
À ce stade, vous décidez simplement si l’opportunité mérite d’aller plus loin.
Deuxième phase : entrer dans le détail
Vous signez ensuite un accord de confidentialité.
Le vendeur partage plus de données :
- répartition du chiffre d’affaires ;
- liste des produits ou services qui rapportent le plus ;
- historique des performances.
Dans le cas des Makers, Matthieu a accès aux revenus par formation et par outil.
Il peut analyser la dépendance à certains partenaires.
Il peut évaluer les risques et les leviers de croissance.
Sur Défibrillateur Center, la complexité se situe plutôt au niveau comptable :
- ventes en une fois ou en location ;
- paiements étalés sur plusieurs années ;
- gestion des produits constatés d’avance.
Sans compréhension du modèle, vous pouvez rater des points critiques.
Valorisation et multiple
Dans la plupart des cas, la valorisation repose sur un multiple :
- non pas du chiffre d’affaires ;
- mais plutôt de l’excédent brut d’exploitation (EBE).
On parle souvent d’une fourchette entre trois et cinq fois l’EBE annuel.
Pour des sites d’affiliation, on raisonne parfois en nombre de mois de bénéfice, entre 18 et 36 mois par exemple.
Mais le prix reste surtout une rencontre entre un vendeur et un acheteur.
Si vous voyez plus de synergies qu’un autre, vous êtes prêt à payer davantage.
Êtes-vous vraiment fait pour le SEO ?
Le SEO n’est pas adapté à tous les profils.
Matthieu le rappelle souvent.
Pour être à l’aise avec ce levier, vous devez aimer :
- travailler dans le temps long ;
- construire patiemment vos actifs ;
- écrire ou superviser beaucoup de contenu ;
- analyser et ajuster vos actions.
Vous devez aussi supporter les montagnes russes des algorithmes.
Un matin, vos positions peuvent chuter.
Vous devez alors chercher des solutions plutôt que paniquer.
À l’inverse, si vous êtes un commercial pur et dur, très à l’aise à l’oral, en entretien, en closing, un métier orienté vente directe sera peut-être plus naturel pour vous.
Le plus important reste l’alignement entre :
- votre tempérament ;
- vos compétences ;
- votre mode de vie.
Penser au-delà du SEO : un véritable écosystème
Avec l’expérience, Matthieu insiste sur un point crucial : ne dépendez jamais d’une seule source de trafic.
Le SEO est excellent pour le long terme.
La publicité (Google Ads, Facebook Ads, etc.) peut apporter des résultats rapides.
L’email, les réseaux sociaux, les partenariats complètent l’ensemble.
Ce principe dépasse le marketing digital.
Il concerne tout votre business :
- ne pas dépendre d’un seul canal d’acquisition ;
- ne pas dépendre d’un seul fournisseur ;
- ne pas dépendre d’un seul produit.
C’est aussi ce qui motive sa démarche de rachat :
- ReferenSEO pour la formation et l’accompagnement ;
- Défibrillateur Center pour un business B2B récurrent et plus traditionnel ;
- Les Makers pour l’affiliation et le média.
Le tout relié par une holding, qui facilite les mouvements financiers entre structures.
Ce que vous pouvez retenir et appliquer
En résumé, voici les grandes idées que vous pouvez adapter à votre propre situation :
- Le SEO reste une compétence fondatrice. Elle ouvre des portes vers le freelancing, l’e-commerce, l’affiliation, la formation et même le rachat d’entreprises.
- Les quatre piliers ne bougent pas. Stratégie, technique, contenu, popularité. Même avec l’IA, ces axes gardent du sens.
- Commencez par le 20/80. Mots-clés pertinents, contenus utiles et structurés, technique propre, quelques bons liens. Vous n’avez pas besoin de tout maîtriser pour démarrer.
- Soyez patient et méthodique. Le SEO récompense la constance, pas les coups de tête.
- Diversifiez vos leviers. Ne misez pas tout sur Google. Pensez marque, email, contenu, relations, produits complémentaires.
- Voyez votre compétence comme un actif. Le référencement peut vous servir à lancer des projets. Il peut aussi vous aider à reprendre des entreprises existantes et à les faire grandir.
Si vous démarrez à peine, inspirez-vous de ce parcours.
Vous pouvez très bien commencer en freelance avec quelques clients SEO.
Vous pourrez ensuite lancer vos propres sites, puis envisager des acquisitions plus tard.
L’essentiel reste d’apprendre, de tester et d’avancer.
Pas à pas.
Mais avec une vraie vision long terme.


